Décrochons Macron ! Réquisitions de portraits présidentiels

Sortons Macron - Décrochages et réquisitions de portraits présidentiels

Ils s’appellent Pauline, Fanny, Pierre, Véronique, Michaël ou encore Emma.
Leur tort ? Avoir refusé d’être inactif face au dérèglement climatique et ses conséquences dramatiques pour l’humanité. S’être opposé·e·s aux politiques qui détruisent la planète et broient les êtres vivants.
Leur crime ? Avoir osé dénoncer par des actions non-violentes le double discours du président Macron. Pour avoir réquisitionné les portraits présidentiels, les activistes risquent 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Ce ne sont pas les activistes qu’il faut juger, mais les vrais responsables : faisons de chaque procès de nos activistes le procès de l’inaction climatique et sociale du gouvernement Macron ! Mais nous n’arriverons pas à organiser ces procès et assurer la défense de nos activistes tous seuls : nous avons besoin de vous dès aujourd’hui !

Nous n’avons pas derrière nous de riches mécènes ou de grandes banques prêtes à nous offrir un parachute doré au moindre coup dur. Nous n’en voulons pas, car en tant que mouvement citoyen déterminé à changer le système, notre seule et unique force, c’est vous.

Décrochons Macron !

Depuis le 21 février :
- 130 portraits présidentiels réquisitionnés
- 158 personnes auditionnées, dont 95 placées en garde à vue
- 74 perquisitions
- Une saisie du bureau de lutte anti-terroriste (BLAT)
- 4 ministres pas contents

59 prévenu⋅es dans 18 procès :
- Le 28 mai à Bourg-en-Bresse => procès en appel (date à venir)
- Le 26 juin à Strasbourg
- Le 2 septembre à Lyon
- Le 11 septembre à Paris
- Le 13 septembre à Orléans
- Le 9 octobre à Mulhouse
- Le 9 octobre à Nancy
- Le 17 octobre à Orléans
- Le 17 octobre à Bonneville (report du 27 juin)
- Le 18 octobre à Bordeaux
- Le 4 novembre à Grenoble
- Le 20 novembre à Toulouse
- Le 2 décembre à Grenoble
- Le 17 décembre à Saint-Etienne
- Le 20 décembre à Nevers
- Le 12 février 2020 à Lyon
- Le 3 septembre 2020 à Nantes

Ces actions ont été menées en réaction à la réponse inacceptable du gouvernement au recours juridique déposé contre l’État pour "inaction face aux changements climatiques" par quatre ONG : l’Affaire du Siècle. Alors que la menace climatique n’a jamais été aussi palpable, le gouvernement explique aux 2 millions de citoyens ayant appuyé ce recours qu’il n’y aura aucun changement de cap de la part de nos dirigeants en matière de lutte contre le dérèglement climatique.
En décrochant les portraits présidentiels des mairies, et en laissant des murs vides à la place,  les activistes d’ANV-COP21 dénoncent l’absence de décisions courageuses et nécessaires du gouvernement face au péril climatique et à l'urgence sociale et dénoncent la faillite du gouvernement à son rôle de protection de la population.

Nous avons décidé de « sortir » symboliquement le président Emmanuel Macron pour lui faire voir le dérèglement climatique et l’extinction de la biodiversité en cours d’accélération et d’aggravation, pour lui faire entendre les clameurs des citoyen⋅nes en colère.

Le portrait d'Emmanuel Macron a déjà fait des sorties devant des signataires de la pétition l’Affaire du Siècle, à l'Assemblée des assemblées des Gilets jaunes, devant le chantier du GCO (Grand Contournement Ouest) de Strasbourg, avec des enfants lyonnais qui respirent un air dangereusement chargé en particules fines, sur un site naturel près d'Orléans menacé par un projet de pont autoroutier, dans les cortèges du 1er mai…

Une circulaire émanant du directeur général de la gendarmerie nationale a mis le service antiterroriste sur le coup. N’est-ce pas un peu disproportionné ? Ou est-ce parce que nous dénonçons la vérité sur la responsabilité d’un gouvernement qui n’est pas à la hauteur de l’Histoire qu’il ne trouve pas d’autre moyen que de se débattre avec des moyens disproportionnés pour faire taire des activistes non-violents ? Malgré les perquisitions, les gardes à vue et les procès visant les membres d’ANV-COP21, nous continuons à dénoncer l’inaction du gouvernement face au dérèglement climatique et à la crise sociale. Face au dérèglement du climat qui menace la survie de la population, face aux millions de Français⋅es qui vivent dans la précarité ou la pauvreté, le gouvernement a une énorme responsabilité. Chaque jour, chaque heure et chaque décision comptent pour rétablir une justice sociale et climatique.
Tant que le président Macron n’aura pas mis en accord ses paroles et ses actes, tant que des mesures concrètes suffisamment radicales ne seront pas mises en œuvre pour protéger la population et offrir à toutes et à tous des conditions de vie dignes maintenant et pour les générations futures, nous poursuivrons ces actions, debout et déterminé⋅es pour le climat !