Paris : déclaré⋅es coupables, les décrocheur⋅ses décident de faire appel

Paris, 16 octobre – Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement : les huit militant⋅es d’ANV-COP21 ont été déclaré⋅es coupables et condamné⋅es à 500 euros d’amende ferme. Ils et elles ont décidé de faire appel. 

ANV-COP21 regrette cette décision qui condamne des citoyen⋅nes non-violent⋅es et qui détourne l’attention du vrai coupable, le gouvernement français qui ne prend pas la mesure de l’urgence climatique.

Délibéré Décrocheur-ses Paris

Etienne, Emma, Cécile, Pauline, Félix, Thomas, ce matin au Tribunal de Grande Instance de Paris. Crédit photo : Basile Mesré Barjon

8 militant⋅es d’ANV-COP21 comparaissaient le 11 septembre au Tribunal de Paris

Félix, Alma, Cécile, Emma, Thomas, Vincent, Marion, Étienne, Pauline, comparaissaient au Tribunal de Grande Instance de Paris le mercredi 11 septembre dernier suite à des actions de décrochage du portrait présidentiel le 21 et 28 février. Des actions non-violentes de désobéissance civile qui visent à dénoncer la double posture d’Emmanuel Macron qui s’érige en leader du climat sur la scène internationale mais ne prend pas, au niveau national, les mesures nécessaires pour faire face à l’urgence climatique et sociale. Lors de ce procès, le procureur a requis une amende de 1000 euros dont 500 avec sursis. Malgré l’interdiction préfectorale de rassemblement, une foule de 500 personnes ainsi que de nombreux représentants de la société civile étaient présents en soutien.

500 euros d’amende ferme

Ce mercredi 16 octobre à 9h, le Tribunal de Paris a rendu son jugement : les 8 militant⋅es ont été reconnu⋅es coupables et condamné⋅es à 500 euros d’amende ferme. Il s’agit de la troisième décision de justice dans ce sens et la plus sévère, après celles de Bourg-en-Bresse et d’Orléans, où d’autres citoyen⋅es avaient été condamné⋅es suite à des actions de décrochage de portrait. Vincent Verzat, présent sur l’action en tant que média pour la chaîne Youtube Partager C’est Sympa, lui, a été relaxé, confirmant sa position extérieure à l’action et sa liberté en tant que journaliste de documenter des actions militantes. Les 8 militant⋅es d’ANV-COP21 ont décidé de faire appel et déclarent rester déterminé⋅es à dénoncer l’inaction climatique et sociale du gouvernement.

Le 16 septembre dernier, le Tribunal de Grande instance de Lyon a émis une décision historique en prononçant la relaxe des deux militants en procès, qui reconnaissait en plus l’état de nécessité et la légitimité des actions de désobéissance civile face à l’urgence climatique. Nous faisons appel face de cette décision inique du Tribunal de Paris, car il est injuste de voir des militant⋅es non-violent⋅es condamné⋅es, tandis que la politique du gouvernement nous met en danger face au péril climatique, et que des juges comme celui de Lyon ont légitimé nos actions.” affirmait Pauline Boyer, une des condamné⋅es.

Une forte répression qui ne ternit pas notre détermination

Depuis les premières actions de décrochages, 20 procès sont intentés sur le territoire à l’encontre des militant⋅es climat d’ANV-COP21. Les prochains sont ceux de Bonneville et d’Orléans qui se tiendront simultanément le 17 octobre. Le premier procès en appel se déroulera quant à lui le mardi 29 octobre à la Cour d’Appel de Lyon à l’encontre des 6 citoyen⋅nes du Beaujolais. Malgré la répression, les militant⋅nes restent déterminé⋅es à dénoncer l’inaction du gouvernement. “Face au péril climatique, il est nécessaire et urgent pour chaque citoyen⋅ne d’agir : c’est le cas du juge de Lyon, qui a pris une décision courageuse en reconnaissant la légitimité de nos actions ainsi que la gravité de la situation que le gouvernement essaie pourtant de cacher. Plus déterminé⋅es que jamais, nous appelons à poursuivre les actions de décrochage et invitons chacun⋅e à son échelle à poser des actes courageux afin de relever ensemble le défi climatique.” déclare Rémi Donaint, porte-parole d’ANV-COP21.

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