Manifestation de janvier 2016

Appel à rassemblement sur la ZAD de NDDL !

Alternatiba et ANV-COP21 appellent à se rendre à la ZAD le 10 février prochain en soutien à la lutte contre le projet climaticide de NDDL.

Comme la décision du gouvernement sur NDDL ne devrait intervenir que fin janvier, une mobilisation est lancée pour se retrouver à NDDL le 10 février à 10h30 pour « réaffirmer notre volonté d’empêcher le démarrage des travaux et de toute expulsion sur la ZAD » si la décision reste de construire l’aéroport (peu probable semble-t-il), et si non, de « célébrer la préservation de ce bocage, avec toutes celles et ceux qui ont accompagné cette longue histoire de lutte (…) et de poser ensemble les prochains jalons de l’avenir de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ». L’appel est assorti de 6 demandes communes pour l’avenir de la ZAD si jamais le projet d’aéroport est bien annulé.

Photo source: Liberation

Photo source: Liberation

Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport (Texte des 6 points sur l’avenir de la ZAD)

« Nous rappelons ci-dessous les bases communes que s’est donné le mouvement dans la perspective d’un avenir sans aéroport au-delà de l’abandon du projet.

Parce qu’il n’y aura pas d’aéroport, ce texte en 6 points a pour but de poser les bases communes nécessaires pour se projeter sur la ZAD une fois le projet d’aéroport définitivement enterré.

Il a été réfléchi au sein d’une assemblée régulière regroupant les différentes composantes du mouvement de lutte dont l’objectif est de penser l’avenir des terres une fois le projet abandonné et longuement débattu à plusieurs reprises, dans de multiples composantes et espaces d’organisation du mouvement.

Nous défendons ce territoire et y vivons ensemble de diverses manières dans un riche brassage. Nous comptons y vivre encore longtemps et il nous importe de prendre soin de ce bocage, de ses habitant-e-s, de sa diversité, de sa flore, de sa faune et de tout ce qui s’y partage. Une fois le projet d’aéroport abandonné, nous voulons :

1. Que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leurs droits.

2. Que les agriculteurs-ices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont il-elles ont l’usage, recouvrer leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.

3. Que les nouveaux habitant-e-s venu-e-s occuper la ZAD pour prendre part à la lutte puissent rester sur la zone. Que ce qui s’est construit depuis 2007 dans le mouvement d’occupation en terme d’expérimentations agricoles hors cadres, d’habitat auto-construit ou d’habitat léger (cabanes, caravanes, yourtes, etc), de formes de vies et de luttes, puisse se maintenir et se poursuivre.

4. Que les terres redistribuées chaque année par la chambre d’agriculture pour le compte d’AGO-VINCI sous la forme de baux précaires soient prises en charge par une entité issue du mouvement de lutte qui rassemblera toutes ses composantes. Que ce soit donc le mouvement anti-aéroport et non les institutions habituelles qui détermine l’usage de ces terres.

5. Que ces terres aillent à de nouvelles installations agricoles et non agricoles, officielles ou hors cadre, et non à l’agrandissement.

6. Que ces bases deviennent une réalité par notre détermination collective. Et nous porterons ensemble une attention à résoudre les éventuels conflits liés à leurs mises en œuvre.

Nous semons et construisons déjà un avenir sans aéroport dans la diversité et la cohésion. C’est à nous tout-e-s, dès aujourd’hui, de le faire fleurir et de le défendre. »

Dans le contexte actuel, avec les connaissances que nous avons sur le dérèglement climatique et la nécessité de réduction des émissions de GES, il n’est pas envisageable de continuer à détruire les sols et la biodiversité en bétonnant des terres cultivables et de construire une infrastructure qui aura pour résultat de faire augmenter les émissions de GES en permettant un accroissement du trafic aérien. Ainsi nous réaffirmons notre soutien à une résistance non-violente contre ce projet climaticide.

Dans l’éventualité d’un abandon du projet par le gouvernement, la question du devenir des terres et des personnes qui y vivent se pose.

Il parait naturel que les habitant-e-s, propriétaires ou locataires faisant l’objet d’une procédure d’expropriation ou d’expulsion puissent rester sur la zone et retrouver leur droits, que les agriculteurs-rices impacté-e-s, en lutte, ayant refusé de plier face à AGO-VINCI, puissent continuer de cultiver librement les terres dont ils-elles ont l’usage, recouvrir leurs droits et poursuivre leurs activités dans de bonnes conditions.

Depuis 11 ans, des personnes venues défendre ces terres ont créé une véritable zone d’expérimentations dans le domaine agricole et de l’habitat. Elles ont construit leur vie dans la Zone À Défendre et ont participé activement, par leur présence sur le lieu même du projet, à empêcher la réalisation de l’aéroport. Elles ont agi pour le bien commun et nous leur en sommes reconnaissant-e-s.

L’avenir des terres de NDDL doit être construit avec toutes les parties qui sont les plus impliquées dans la lutte et ne peut se faire sans prendre en compte les zadistes. Un dialogue doit être instauré entre les différentes parties, entre le mouvement anti-aéroport dans toute sa diversité et le gouvernement afin d’avancer dans une résolution non-violente du conflit et de déterminer un avenir aux terres de NDDL qui soit respectueux de la biodiversité et du climat.

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Posted in Action militante.