ANV maire Lyon

Cérémonie des Voeux des Maires, Lyon 3, le 17 janvier 2019

En 2017, ANV-COP21, Alternatiba et le Réseau Action Climat ont lancé la campagne Alternatives Territoriales. Leur objectif ? Pousser les élu·e·s locaux à mettre en place des politiques climatiques ambitieuses permettant de réduire ici et maintenant les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le dérèglement climatique. Pour y parvenir, des groupes locaux répartis sur le territoire français mènent des campagnes de plaidoyer auprès de leurs élu·e·s.

A Grenoble, les citoyens et citoyennes ont rappelé que “le plan climat c’est nous” le 8/12/2018

Alternatives Territoriales : qu’est-ce-que c’est ?

L’échelle locale est porteuse de solutions et les groupes locaux portent des alternatives concrètes :

  • augmenter la part des renouvelables dans la production et consommation énergétique
  • réduire la place de la voiture et promouvoir les mobilités douces
  • renforcer les transports en commun
  • mettre en place une alimentation bio et locale dans la restauration collective et faciliter sa distribution
  • mettre fin à l’artificialisation des terres et soutenir l’installation d’agriculteurs bio
  • passer les bâtiments publics en énergie verte et locale
  • adopter un objectif zéro déchet etc

Si cette liste non-exhaustive montre que nos élu·e·s locaux disposent de nombreux leviers d’action, force est de constater qu’à l’heure actuelle très peu d’entre eux prennent leurs responsabilités. Or, pour respecter l’accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement de la Terre à +1,5°C, il est urgent que les élu·e·s se bougent ! Si 50 à 70 % des solutions au changement climatique se situent au niveau local, l’engagement des élu·e·s laisse à désirer. Pour ne citer qu’un exemple, seules 12 collectivités sur 730 ont à ce jour adopté leurs plans climat, qui étaient censés être adoptés au 1er janvier 2019.

De l’intérêt de l’action non-violente

Les groupes Alternatives Territoriales sont impliqués de différentes manières :

  • ils font un diagnostic de leur territoire aidés par d’autres collectifs locaux et des experts
  • ils élaborent des solutions concrètes, réalistes et ambitieuses pour un changement radical
  • ils réalisent un travail de plaidoyer en rencontrant les élu·e·s locaux et en leur proposant des solutions concrètes
  • ils organisent des mobilisations pour interpeller les citoyen·ne·s et les élu·e·s  

Afin d’appuyer le rapport de force et de mobiliser les citoyen·ne·s, les actions directes non-violentes s’avèrent un outil efficace. Elles permettent d’attirer l’attention médiatique et publique sur l’incohérence entre les discours et les actes des élu·e·s, de mettre en lumière leur inaction ou de valoriser une alternative à développer. En somme, elles sont un outil pertinent pour mettre en avant  l’urgence à agir, les attentes de la population et les solutions existantes

Plaidoyer local, actions directes non-violentes, promotion des alternatives, désobéissance civile… sont autant de modes d’action que nous pouvons développer afin d’enclencher un réelle métamorphose des territoires qui permettra de répondre à l’urgence climatique et sociale.

Le 8 décembre 2018 à Marseille - une banderole lors de la Marche pour le climat "Elus, que faites-vous pour le climat?"

Quelques Exemples

Le 13 octobre 2018, 15 000 personnes marchent pour le climat et apposent des “mains rouges”, symbole de l’urgence climatique, sur le siège de la Métropole lyonnaise

 

Le groupe Alternatives Territoriales de Lyon combine avec succès l’enchaînement de rendez-vous avec la Métropole et l’organisation de mobilisations larges et d’actions non-violentes, apposant des mains rouges sur les murs de la Métropole pour pousser la mise en place d’une Zone à Faible Émission. Poursuivant sur sa lancée, le groupe s’invite, munis de masques blancs anti-pollution, à la cérémonie des voeux des maires pour pointer son inaction en matière de lutte contre la pollution de l’air et de proposition de mobilités alternatives au tout-voiture, le 17 janvier 2019.

Le groupe de Grenoble, en attente d’un rendez-vous avec le vice-président de l’intercommunalité, l’a finalement obtenu en organisant une prise de parole devant son siège en présence de milliers de marcheurs pour le climat, le 8 décembre 2018.

Le groupe Alternatives Territoriales de Villefranche-sur-Saône a proposé une série d’actions directes au mois de janvier 2019. Afin de faire connaître auprès des citoyen·ne·s et des élu·e·s leur « Appel pour un territoire résilient », les activistes se sont rendus aux voeux de bonne année des maires et y ont distribué leur manifeste et ont organisé un die-in devant le conseil communautaire.

31 janvier 2019 – Die-in devant le conseil communautaire à Villefranche-sur-Saône

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